PEN MANE Plan d'eau  hier et aujourd'hui
L'histoire  récente de l'anse de Pen-Mané aura été fertile en péripéties. Le SDAU de la région lorientaise ayant prévu d'y réaliser une grande zone industrielle et portuaire, l'endigage de 70 ha de vasières a été effectué en 1977-78. Une fois soustraites à l'action de la marée, celles-ci ont alors été partiellement comblées au cours des années suivantes par le déversement de sédiments vaseux provenant de travaux de creusement du chenal donnant accès au port du Rohu, et par l'ouverture d'une décharge publique intercommunale au sud-est de l'anse. Aux projets de zone industrielle a fait suite celui d'une centrale électrique à charbon, lui-même abandonné au profit d'un projet de "port-décor" émanant de la Société française de production (SFP) en 1987 en vue d'éffectuer le tournages de films, et abandonné à son tour par la suite.
A partir de l'achèvement de l'endigage, et pendant que se succédaient ces projets, le milieu s'est transformé très rapidement. L'ouest de l'anse, isolé par une digue intérieure, est devenu un plan d'eau saumâtre permanent. Le reste des anciennes vasières a vu son niveau se rehausser à la suite des opérations de comblement. Les schorres, qui couvraient une importante superficie avant 1977, ont complètement disparu. L'accumulation des eaux pluviales et de ruissellement a provoqué sur la bordure sud une nette dessalure du milieu ; celui-ci est envahi de plantes aquatiques et notamment de massettes à feuilles larges, formant des peuplements denses. A l'opposé, le long de la digue extérieure, la salinité persiste, comme en témoigne la présence de plantes halophiles telles que les salicornes. Entre ces deux zones s'étendent des terrains mal définis, exondés ou inondés selon l'époque de l'année, qui ont été colonisés en quelques années par une végétation abondante et extrêmement diversifiée (plus de 500 espèces répertoriées en 1987).
La faune s'est beaucoup enrichie au cours des années 1980, à mesure que le milieu évoluait. Le printemps 1987 a apporté de nombreuses observations remarquables et quelques surprises. Ont été notamment constatées les nidifications de la gorgebleue, du vanneau huppé et du tadorne de Belon, tandis que plusieurs couples de "chevalier Gambette cherchaient à se reproduire, ce qui constitue un événement exceptionnel en région lorientaise. Le busard des roseaux fréquente le site avec assiduité en toutes saisons. L'aigrette garzette et le héron cendré sont souvent observables, et la rare spatule blanche apparaît quelquefois. Pendant l'hiver, les plans d'eau, les mares et les étendues vaseuses servent de reposoirs à diverses espèces d'anatidés et de limicoles, ces derniers surtout à marée haute lorsque les vasières de l'estuaire sont recouvertes.
Parmi les mammifères, le ragondin a pris la place du rat musqué, qui formait en 1987 encore une énorme colonie.
Un inventaire écologique approfondi a été mené en 1987 sous la responsabilité de la Faculté des Sciences de Rennes (station biologique de Bailleron), dans le cadre des projets d'aménagement du site.  ( AUDELOR)
 

La grande richesse biologique du site, sa facilité d'accès et la proximité d'une zone densément peuplée (agglomération de Locmiquélic – Port-Louis – Riantec) confèrent à ce secteur un intérêt pédagogique de premier plan à l'échelle de la région lorientaise. Ce potentiel reste cependant en friche jusqu'à présent, si l'on excepte quelques initiatives ponctuelles.
Protection – gestion : En 2001, le statut et surtout la vocation de cet espace demeurent ambigus. La vocation industrielle qui a justifié l'endigage de l'anse n'a jamais été officiellement abandonnée, tandis qu'au fil des années se sont multipliées les reconnaissances d'intérêt écologique : délimitation d'une zone interdite à la chasse, panneau de signalisation routière indiquant la présence d'une "réserve ornithologique" qui n'a pourtant aucune existence juridique, mise en place d'animations naturalistes, identification comme ZICO, ZPS et ZNIEFF de type 1, comme espace remarquable au titre de la loi Littoral…
L'anse de Pen-Mané suscite aujourd'hui diverses interrogations touchant à des questions de fond, par exemple :
■ L'intérêt de ce milieu d'origine artificielle est-il réellement supérieur à celui du milieu d'origine ? La présence d'espèces spectaculaires (oiseaux aquatiques nicheurs) est-elle plus intéressante, au plan écologique, que l'existence d'une vasière soumise au libre jeu des marées comme avant 1977, et beaucoup plus fortement intégrée de ce fait à l'écosystème global de la rade de Lorient ?
■ Lorsque des travaux initialement destinés à des aménagements lourds sur un milieu naturel quel qu'il soit ont pour conséquence inattendue une très importante diversification écologique du site, tout aménagement doit-il être proscrit par la suite ? Le fait que de tels travaux puissent être créateurs de bio-diversité ne mérite-t-il pas réflexion ? Quel est l'avenir à long terme de tels espaces, dont la diversité est souvent liée à un stade initial de recolonisation, mais peut être compromise par une fermeture progressive du milieu ?
■ Un retour à l'état antérieur, sous forme d'une réouverture à la marée, serait-il concevable et écologiquement intéressant ?
Dans le cadre de la présente étude, on se bornera à suggérer qu'une remise en communication avec la rade serait à envisager sérieusement, afin de relier à nouveau cette zone humide à l'écosystème de la rade et de freiner son évolution (donc de réduire les problèmes de gestion) grâce à l'admission d'eau de mer. (CAP Lorient)

 La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) a proposé de faire découvrir, dimanche, aux marais de Pen-Mané, les oiseaux du littoral. Cet espace protégé abrite plus d'une centaine d'espèces. Il est classé site Natura 2000 par l'Union européenne, en raison de son importance pour de nombreuses espèces d'oiseaux, dont certaines sont d'intérêt communautaire, tel que le phragmite aquatique (un passereau migrateur le plus menacé d'extinction, il ne reste plus que 50.000 individus).
(Ps web master) Je signale toutefois que si l'on peut se féliciter du travail de cette Association , cette dernière demande la destruction des IBIS. 
On protège et on détruit.  Comprenne qui pourra
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Espèces rares
Les marais de Pen-Mané sont la propriété du conseil régional depuis janvier2007 et la commune de Locmiquélic et Cap l'Orient en ont la gestion. On peux y voir, entre autres, des souchets et nette rouge, des canards très particuliers et très rares, ainsi que des chevaliers guignette sylvain, les grandes aigrettes et les panures à moustache. Ont peux observer des gorges bleues, très présents sur la région depuis quelque temps. Cette espèce, jamais vue en Bretagne, s'implante de plus en plus dans les marais bretons, à cause des changements climatiques liés au réchauffement de la planète.
Une promenade est possible sur tout le plan (emporter une paire de jumelles pour mieux observer les oiseaux).
Vous pourrez observer que les berges des canaux sont constituées  de morceaux d'huîtres. Ce  qui laisse penser qu'autrefois il y avait une intense activité huîtière. 
  

Etang à sec                                                                  Avocettes


Canards                                                                              Divers oiseaux